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Publié le 20 Janvier 2026

Le DPE repose sur une notion clé souvent méconnue : l’énergie primaire. Contrairement à l’énergie finale, qui correspond à l’énergie réellement consommée et facturée au ménage, l’énergie primaire prend en compte l’ensemble de l’énergie mobilisée en amont pour produire, transformer et acheminer cette énergie jusqu’au logement.
Dans le cas de l’électricité, cette conversion est réalisée à l’aide d’un facteur spécifique. Jusqu’en 2021, ce coefficient était fixé à 2,58, puis abaissé à 2,3. Il sera désormais ramené à 1,9 à compter du 1er janvier 2026, conformément à la valeur par défaut retenue au niveau européen. Ce facteur signifie concrètement que pour 1 kWh d’électricité consommée dans un logement, on considère qu’il a fallu mobiliser 1,9 kWh d’énergie primaire. Pour le gaz, le fioul ou le bois, ce facteur est égal à 1, ces énergies étant directement consommées sans transformation lourde.
Le lien avec le DPE est direct : l’étiquette énergie du diagnostic est calculée en énergie primaire, sur la base de cinq usages (chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation, éclairage et auxiliaires). En abaissant le coefficient de conversion de l’électricité, la consommation conventionnelle en énergie primaire diminue mécaniquement pour tous les logements utilisant cette énergie.
Cette réforme vise à mieux refléter les caractéristiques du mix électrique français, largement décarboné grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Elle permet également de corriger un déséquilibre du DPE, qui pouvait jusqu’ici pénaliser les logements électriques malgré un impact carbone inférieur à celui de logements chauffés aux énergies fossiles. En adoptant le coefficient européen de 1,9, la France aligne son DPE sur une approche plus cohérente avec ses objectifs climatiques et énergétiques.