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Publié le 30 Septembre 2025

Alors que les réformes successives du DPE devaient assainir le marché locatif, elles semblent surtout en accentuer les déséquilibres, notamment pour les étudiants et jeunes professionnels, déjà confrontés à une pénurie de logements abordables. Cette conclusion a été tirée à la suite des dernières réformes du DPE, et notamment du bannissement des biens notés G du marché locatif.
D’après une étude du bureau Casam, qui a analysé 350 000 diagnostics dans 13 grandes villes étudiantes, la part de logements classés G diminue depuis 2023. Mais cette amélioration est davantage due à des modifications méthodologiques qu’à de réelles rénovations. La réforme de juillet 2024, favorable aux petites surfaces, et celle à venir en janvier 2026, modifiant le coefficient énergétique de l’électricité, permettent de reclasser artificiellement de nombreux logements. Ce « coup de pouce » gouvernemental vise à rééquilibrer le traitement des logements chauffés à l’électricité, dans un pays dont le mix énergétique est largement décarboné grâce au nucléaire. En théorie, cela devrait faciliter la location de petites surfaces en milieu urbain. En pratique, les biens réellement énergivores, souvent anciens, mal isolés et concentrés dans les grandes agglomérations, restent sur le carreau.Paris illustre bien cette limite : près de 20 % des studios y sont encore classés G, contre seulement 6,5 % en moyenne dans d'autres villes étudiantes. Ces logements, souvent situés dans des copropriétés anciennes, nécessitent des travaux lourds d’isolation, peu entrepris faute d’aides accessibles. Le dispositif MaPrimeRénov’, qui pourrait les soutenir, est d’ailleurs suspendu jusqu’à fin septembre, compliquant toute initiative de rénovation.Pour les jeunes, cette situation se traduit par une double peine : moins d’offres locatives en raison du retrait des passoires thermiques, et des loyers en hausse dans un parc réduit. De plus, à partir de 2028, les logements classés F seront également interdits à la location, aggravant encore la pression sur le logement étudiant.