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Publié le 23 Février 2026

Après deux années de net ralentissement, le marché immobilier ancien reprend des couleurs… mais sans euphorie. À fin décembre 2025, 945 000 logements anciens ont été vendus sur douze mois glissants. C’est 12 % de plus qu’un an auparavant. Une embellie bienvenue, même si l’on reste encore 25 % en dessous du pic de l’été 2021. En clair : le marché redémarre, mais à vitesse modérée. On parle davantage de normalisation que de véritable boom.
Bonne nouvelle pour les acheteurs : les prix ne flambent pas. Au 3e trimestre 2025, ils progressent de 0,7 % sur un an en France métropolitaine. Les appartements mènent la danse (+1,3 %), tandis que les maisons évoluent plus doucement (+0,2 %). En Île-de-France, les prix repartent légèrement à la hausse (+0,4 %) après plusieurs trimestres de baisse, portés notamment par Paris (+1,9 %). Ailleurs en France, la tendance est similaire : +0,7 % sur un an. Les avant-contrats laissent entrevoir une poursuite de cette progression modérée début 2026. Le marché semble donc trouver un point d’équilibre, où la négociation et les délais de vente jouent un rôle plus important que les fortes variations de prix.
Côté financement, la situation s’améliore sans être totalement détendue. En novembre 2025, la production de crédits à l’habitat atteint 12,3 milliards d’euros, proche de sa moyenne de long terme. Sur les onze premiers mois de l’année, elle bondit de 35 % par rapport à 2024. Les taux, eux, restent stables autour de 3,10 %. Les banques demeurent prudentes, mais les ménages semblent reprendre confiance. Le marché est aujourd’hui porté principalement par des acheteurs “utilisateurs”, ceux qui achètent pour habiter, tandis que les investisseurs restent plus réservés.